Je déménage

Il y a peu de temps, j'ai bougé mon blog musique sur Cowblog. Aujourd'hui, maintenant que tout est en ordre, c'est au tour de celui-ci de faire ses adieux à sky. Je désactive les commentaires mais le blog reste.
Pour ceux qui veulent retrouver le blog, il suffit de suivre cette adresse.

# Posté le dimanche 23 août 2009 14:54

On a tous quelque chose à dire

On a tous quelque chose à dire
On a tous des pensées, des idées, des choses à partager. Et moi peut-être plus que d'autres. Incapable de rester 2 minutes sans cogiter sur quelque chose. Et ce quelque chose, se transforme dès que je le peux en textes plus ou moins cohérents. Alors au lieu de les garder pour moi, je vais les partager. Non pas que ce soit forcément intéressant ou intelligent mais ça me donne l'occasion de ranger quelque part mes pensées volatiles.

Mes idées passent du coq à l'âne en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Se succèdent réflexions philosophiques, analyses des sciences humaines, littérature, anecdotes du quotidien, ou textes tout simplement écris pour le plaisir... Tout y passe selon mon humeur.

Mais même si je parle beaucoup, il n'y a pas que moi qui est le droit de parole sur ce blog. Vous avez donc l'autorisation voire même l'obligation de me faire partager vos propres idées et réflexions. Ajouter des choses auxquelles je n'aurais pas pensés. D'accord. Pas d'accord. Quelque chose auquel vous pensez même si ça n'a rien à voir avec un des articles. Vous avez la parole et les réflexions intéressantes, créatives, pertinentes ou que je trouve enrichissantes seront l'objet d'une publication sur l'article (avec l'auteur cité bien sur). Réagissez par rapport aux idées et avis des autres. Créer un dialogue.Alors surprenez-moi. Et partagez vos idées parce que....

On a tous quelque chose à dire.

Sisol

Si vous aimez la musique ou si vous en avez marre de toujours écouter les mêmes groupes ou alors si tout simplement, vous vous ennuyez, aller faire un tour sur Musik-überall.

______________________________________________
Vos avis

x3-Kati-x3 : "J'adore tout ce qui est écrit et expressions de nos pensées par des mots silencieux. Ya pas autre chose plus splendide que de prendre un stylo, un bout de papier et gribouller en forme de mots bien formé toutes les ptites pensées égarés qui errent dans notre tête, coeur ou même notre subconscient.... car qu' est-ce que écrire?? Dire des mots que notre bouche ne peut pronnoncer si facilement, c'est beau, des fois touchant et ça laisse des traces de ce que nous avons dit, ça s'évapore pas aprés la seconde où nous avons fermé notre bouche comme la parole, si je continue de parler de l'écriture, je n'en finirais jamais mais vraiment c'est le meilleur moyen de connaitre le vrai reflet de soi. En tous les cas, c'est mon avis. Comme tu là dis, on a tous quelque chose à dire alors pourquoi ne pas laisser notre coeur nous le dicter à travers de beaux mots, au lieu d'une bouche qui glisse tout le temps!!"

x-amouna-x : "Ecrire, sa procure la sentation agréable d'être écouté sans avoir à parler."

Ayasee : "J'aime beaucoup écrire des textes un peu tordus, dont moi seule peut connaitre la vraie signification, la profonde. Alors je parle comme si tout le monde savait, mais en réalité, tout le monde peut imaginer quelque chose de différent."

Worte-bleiben-stumm : "Eh oui, "Quand les mots restent muets, la plume esquisse ce que le coeur tait"... en fin de compte j'aime pas tellement mon expression (comme quoi, je n'arrête pas de grandir !), mais je ne pourrais pas imaginer arrêter d'écrire, ça ferait tout simplement trop de choses dans ma tête ; il y a des choses qu'on doit exprimer mais qu'on ne peut pas dire. c'est pourquoi l'écriture est, je pense, la plus belle invention de l'Homme."

la-rose-noire-desepoire : "La plume est souvent l'expression de toutes les souffrances de l'âme et du coeur que nous ne savons que taire..."

# Posté le lundi 01 juin 2009 12:33

Modifié le mardi 07 juillet 2009 06:56

Nietzsche et le nihilisme

Nietzsche et le nihilisme
"Sans la musique, la vie serait une erreur" Friedrich Nietzsche

Quand on y pense, cette phrase est étonnante venant de Nietzsche sachant qu'il prônait le nihilisme qui consiste en une doctrine selon laquelle rien n'existe au sens absolu, et qui amène à dénier tout fondements des valeurs morales. Cette vision est donc en totale contradiction avec cette affirmation "Sans la musique, la vie serait une erreur" qui donne un sens absolu à la musique.

Le nihilisme laisse peut d'espoir à l'homme puisqu'il rejette tout les fondements moraux. Mais il est intéressant de comprendre la pensée de Nietzsche sur le sujet. Influencé par Schopenhauer, il garda toujours à l'esprit que la réalité, ce sont les affects, réalité chaotique, irrationnelle et inconsciente, et que la pensée consciente (la raison, la philosophie ou encore la morale) se révèle être superficielle et abstraite. Ce que dénonce Nietzsche, c'est que les civilisations occidentales se reposent essentiellement sur les fondements moraux comme la justice, la logique, la vertu et surtout la raison qu'il nomme plus communément "la morale". Nietzsche voit ceci comme une maladie et une faiblesse de l'homme, qui faute de savoir comment maîtriser les passions, les nies et les calomnies. Nietzsche conçoit alors "la volonté de puissance" et "le surhomme". La volonté de puissance ce caractérise par un besoin de savoir, d'avoir plus. Etre plus qu'un homme moyen. Se débarrasser des idéaux et voir au-delà. Ne pas restez conformiste et osez aller plus loin. Laissez la liberté à ses passions et ses envies et ne pas rester emprisonné du carcan de la société et de ses morales conservatrices et aujourd'hui totalement dépassés quand on sait que beaucoup datent de l'époque de Socrate ou encore Platon. Bien sur, elles ont évolués mais restent trop étroite pour la liberté intellectuelle de l'homme. La volonté de puissance conduit à l'idée de surhomme (je ne parle pas de Superman et autres), non je parle d'hommes normaux mais qui par la volonté arrive à dépasser leurs propres capacités. Ce n'est pas être fort physiquement, c'est être capable de vivre indépendamment, de se construire sa propre morale en se fixant ses propres dogmes. Ne pas rester passif et subir la morale de la société et des m½urs. Il s'agit donc d'éviter le conformisme et prôner l'individualité (dans le sens être différent des autres et non pas dans le sens chacun pour soi). Mais aussi de chercher à se dépasser perpétuellement en étant créatif et à chercher une évolution personnelle.

La vision de Nietzsche est selon moi un peu extrême mais elle est en même temps très intéressante. Je ne suis pas capable d'appliquer ses principes et sa philosophie mais j'essaye de m'en approcher. Cherchez à se dépasser constamment, essayer de prôner la liberté de la morale moralisatrice et dépassé. Un jour peut-être que j'arriverais à être ce surhomme qui loin d'être meilleur que les autres, est tout simplement meilleur que ce qu'il peut être si il restait passif. C'est une victoire sur soi-même plus que sur la civilisation.

Sisol

# Posté le lundi 20 juillet 2009 09:58

Tom Sawyer, ce héros

J'entends au loin les cris joyeux des enfants qui jouent. Ce doit encore être une de ces nombreuses pauses que Mr Dobbins leur accorde pour préparer son examen. Mais même si cette joie, qui parvient jusqu'à mes oreilles m'attire, je sais que celui que je cherche ne se trouve pas avec ces enfants. Ce n'est pas le chemin que je dois suivre pour trouver celui que je viens voir. Mon héros. Lui, il préfère aller dans les bois ou aller au bord du Mississippi regarder les bateaux passer ou se baigner. Mon héros, il n'a pas de super pouvoir comme Superman ou Spiderman. Il n'est pas non plus grand et fort. Mon héros, il a 10 ans. Il s'appelle Tom. Tom Sawyer. D'ailleurs en parlant de lui, je ne tarde pas à entendre les éclats de rire de Tom qui, comme je le pensais, joue au bord de l'eau. Il n'est pas seul. J'entends un autre rire qui se mêle au sien. Huck, son meilleur ami, doit être avec lui. Lorsqu'ils apparaissent à mes yeux, c'est un spectacle des plus comiques qu'il m'est donné de voir. Les deux garçons sont en train de se battre comme des chiffonniers dans l'eau. Tom coincé sous le bras de Huck, qui a nettement l'avantage, gesticule dans tous les sens pour se libérer de l'emprise de son ami qui rit aux éclats de sa supériorité. Tom est courageux mais il n'est pas bien fort. Petit et maigre. Il est la tête et Huck les jambes. Ils font bien la paire tous les deux. Et moi, je les regarde, un grand sourire aux lèvres, en me disant que c'est ainsi que doit être la vie. Faîtes de petits bonheurs, de joie, de rires, de bêtises mais surtout d'amitié. Huck qui vient de relever la tête remarque ma présence et me fait un grand sourire. Sans plus de cérémonie, il lâche Tom qui s'écroule dans l'eau sans comprendre la raison de son salut. Huck se dirige vers moi en courant et me fait une révérence des plus bancales.
- Huckleberry Finn pour vous servir mad'moiselle. Et l'garçon qu'vous voyez là-bas à quatre pattes dans l'eau, c'est mon ami Tom.
- Bonjour Huckleberry ...
- Huck ! Je préfère Huck.
- Très bien ... Huck. Vous aviez l'air de bien vous amusez.
- Oh bah ça avec Tom , on sait s'amuser, y a pas b'soin d'nous l'apprendre.
Tom qui s'était enfin relevé venait à notre rencontre en trottinant.
- Bonjour Tom.
- Euh .... Bonjour. T'es pas d'ici toi ?
- Non je suis seulement ici pour la journée. Je dois repartir dans quelques heures.
- T'as qu'à rester avec nous en attendant, me proposa Tom avec un grand sourire dont seul lui avait le secret.
- D'accord, répondis-je sans hésiter.
- Avec Huck, on voulait aller dans la clairière pour essayer mon nouveau cadeau que Tante Polly m'a offert pour mon anniversaire.
- Qu'est-ce que c'est ? demandais-je intrigué.
- Un cerf-volant.
Et à cette évocation, son sourire s'agrandit démesurément et ses yeux pétillèrent de joie. Et c'est ainsi, que mes nouveaux amis et moi, prenions la direction de la clairière. Tom dansait, chantait et faisait l'idiot tandis que Huck, un brin d'herbe au coin de la bouche et les mains dans les poches da sa salopette troué de toute part, marchait tranquillement à mes côtés.
- Pourquoi qu't'es pas aller voir les autres à l'école ? me questionna-t-il.
- Parce que je voulais voir le fleuve et je suis tombé sur vous, mentis-je effrontément. Je ne pouvais pas avouer que c'était eux que je cherchais.
La clairière se dessina devant nous et aussitôt Tom commença à courir, tirant derrière lui son cerf-volant. Il le fit monter, monter très haut dans le ciel et joua ainsi pendant de longues minutes sans perdre un instant son sourire mutin et enfantin. Il le confia presque à contrec½ur à Huck, qui loin de le maîtriser aussi bien que Tom, faillit le lâcher lorsqu'il fut surpris par une bourrasque de vent. Tom qui n'avait plus confiance, le lui reprit et rejoua avec quelques temps avant de me le proposer. Je fis alors voler haut dans le ciel ce petit morceau de toile qui nous amusait tant. L'après-midi passa ainsi sans que rien ne brise cette joie enfantine qui nous habitait. Les garçons ne me connaissaient pas et pourtant, ils jouaient avec moi comme si l'on se connaissait depuis toujours. Le jour commença à baisser et fit progressivement place à la lumière pâle de la lune. Éreintés par nos courses folles, nous étions étendus dans l'herbe fraîche de la clairière. Allongés tous les trois en cercle, nous contemplions les étoiles qui doucement nous apparaissaient. Nos rires continuant à résonner dans le silence de la nuit. Aucun de nous ne parlait. Nous ne faisions que rire. Nous n'avions besoin de rien d'autres pour nous comprendre. Mais Tom finit par prendre la parole plus sérieusement.
- Quand est-ce que tu dois rentrer chez toi ?
- Quand je fermerais les yeux.
- Vraiment ?
Et il se tut. Laissant le silence reprendre ses droits et nous envelopper de sa beauté. Je ne voulais pas partir. Je voulais rester avec cet enfant que j'admirais. Ce petit garçon qui vivait la vie à pleine dent. Qui jouait et riait de tout. Cet enfant que j'aurais aimé être.
- Je suis contente de vous avoir rencontré.
- Nous aussi, me répondirent-ils en c½ur
- Tu reviendras ? me demanda Tom à mi-mot.
- Je ne sais pas, répondis-je une pointe de tristesse dans la voix. Peut-être.
Mes yeux se fermèrent lentement sur le doux souvenir de ces instants de bonheurs éphémères mais à jamais gravés en moi. Mes yeux se rouvrirent quelques secondes plus tard. L'herbe fraîche avait disparue. Les étoiles n'étaient plus. La respiration régulière des deux garçons ne se faisait plus entendre. J'étais revenue chez moi. Seule. Mais le sourire encore figé sur mes lèvres se ce rêve où je rencontrais mon héros. Mon petit héros.

Sisol


Et vous, quel est votre héros ?

___________________________________________
Vos avis

x3-Kati-x3 : "Ton petit héros a tellement de choses qui deviennent de plus en plus rare dans la vrai vie, mais qui peu de nos jours, oublier toutes ces règles qui nous obligent a être "manipulé" par un je ne sais pas quoi? Qui peut vivre de ses propres envies, de sa propre volonté et façon de faire les choses? Qui peut être heureux sans se dire que c'est très minuscule, trop pour être éternel? On oublit de jour en jour qu'on est les seuls a apporter le bonheur à nous, il ne viendra pas tout seul, on oublit que la plus petite étincelle de joie peut paraître tellement immense si on la rejette pas. Ton héros, ce petit garçon TOM il a bien existé, il n'ait pas imaginaire, mais notre univers le reverra jamais, rien qu'une seule façon de pouvoir jouir de ses rires ! En fermant les yeux, en oubliant qu'on est loin d'être comme lui, en vivant une vie a travers un rêve qui peut-être un jour on le verra se réaliser. Mais faut pas oublier qu'on ne peut pas rester éternellement avec LUI. Viendra un moment où nous serons face à notre monde, face à notre infraction vis à vis du bonheur."

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 15:01

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 10:06

"Les enfants de la liberté" de Marc Levy

"Les enfants de la liberté" de Marc Levy

« Jeannot.
Tu leur diras de raconter notre histoire dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains. »

Marc Levy n'est pas de la grande littérature et pourtant il a réussit à me toucher avec ce livre. Loin de ses différents best-sellers, cette histoire nous plonge au c½ur de la Résistance française entre 1940 et 1944. Comment des enfants qui n'avaient pas encore 20 ans, ce sont battus pour leur liberté mais surtout pour celle des autres. Comment des enfants ont cru au retour du printemps pendant toutes ces années. « Tout à commencé comme un jeu d'enfants » et s'est terminé à Dachau pour certains et plutôt pour d'autres. Ces jeunes gens, n'ont pas acceptés la domination allemande. Courage, détermination, volonté, entraide. Voilà ce qui représentait tous ces enfants. On suit leurs actions durant plusieurs mois et l'histoire ce poursuit par la période moins insouciante avec l'incarcération de plusieurs des membres de la brigade où Jeannot et son frère officiaient. La dernière partie du livre étant la plus difficile à lire et à accepté car elle se passe dans le "train fantôme" qui, durant 2 mois dans des conditions misérables, essaya de rejoindre le camp de déportation de Dachau. La vie des déportés étant réellement dure à vivre surtout quand on sait que des milliers de personnes ont vécus ce calvaire.


Sisol

_______________________________________________
Vos avis

x3-Kati-x3 : " Parler de la guerre n'est pas chose aisé, encore moins transmettre d'autres sensations que de la haine et de la colère. Je comprends un peu pourquoi ça t'as touché. C'est dur de voir tous ces enfants, à peine l'âge de savourer leur propre vie, se battant pour garder celle des autres en état, c'est très difficile de grandir dans une telle atmosphère, encore moins d'être obligé de le contrer, le courage d'une personne assoifé de liberté m'étonnera toujours, cette envie de survie, même si ça dépendra de leur propre vie me procure un immense respect pour tous ces soldats, tous ces civils, tous ces innoncents, tous ces pays enfin libérés d'une prison infinie."

# Posté le mardi 07 juillet 2009 07:47

Modifié le mardi 07 juillet 2009 11:46